Mais... on dirait qu'il en manque des moussaillons... les vedettes en ligne les auraient-elles mangé pour leur quatre heures ? Zach, barman, où les as-tu mis ???
Cela fait un petit moment que le Jango Club ne répond plus, au même titre que le fameux et funeste Manitoba de Jo, Zette et Jocko...
Non pas que notre bar soit fermé (surtout pas, nous résistons bel et bien en ces temps de régime sec et de disette de nos Happy Hours par des ministres plus occupés à compter les bulles de notre limonade que de faire sincérement les comptes de la République)...
Non pas que nous, les joyeux drilles, soyons en vacances, au ski, ou à la piscine, on n'est pas mercredi quand même hé hé hé !!!
Les lignes sont saturées et nous avons été bien bizzy bizzy en réalité. Enfin "ils" ont été bien occupés : le Tché Mouna Jango, les matelots (voir les pauvres bougres dans la colonne de droite)... et moi l'intrus, à superviser tout ce joli monde à coup de fraises tagada...
D'abord, on a déménagé. Histoire de pousser un peu les murs d'une petite entreprise qui ne connait pas la crise (touchons du bois).
Histoire de se rapprocher du métro, notamment la féérique Ligne 13 qui va cahin-caha du Sud au Nord et inversement, en nous ballotant comme autant de bêbêtes résignées. Histoire de prendre de la hauteur. Nous nichons à présent au 19ème étage de la célèbre Tour Pleyel. A ma connaissance, c'est le seul relief dans toute la géographie du neuf-trois. Mis à part le Stade de France, mais qui, à mon avis, ressemble plus à un volcan effondré qu'à un pic majestueux...
L'altitude, c'est sympa. Sauf que moi, l'intrus, j'enrage dans cette satanée Tour Pleyel. Ce dinosaure a été bâti dans les années 70, envers et contre toutes les règles de bon sens : surchauffé ou glacé, selon les jours et l'humeur de la bête. Des kilomètres de tuyauteries et d'aération qui n'ont jamais été nettoyées à mon avis, au vu des z'aromes suspects et des z'allergies chroniques dont semblent à présent affligés les vaillants matelots (toujours les bougres dans la colonne de droite).
Bref... en parallèle, on a un peu bossé quand même. Personne n'imagine à quel point il faut travailler dur dans notre univers des jeux vidéos. Travailler et penser à tout et même au reste. Voici notre "grand oeuvre" actuel. Discovery Online. Je n'en dis pas plus pour l'heure et laisse au passant qui passe le plaisir de découvrir cette merveille (en plus, c'est gratuit, du full happy hour made in Jango Club !!!).
J'ai quelques anecdotes amusantes sur le type de travail quand on doit adapter un jeu développé en Asie au marché occidental. Les traductions sont croquignolettes, du style "hey sailor, do you want to go get my huge fruit?". Inutile de faire sortir les enfants, il n'y a rien de sale ici, je vous rassure... Juste que les chinois parlent de "gros fruit" quand ils évoquent la fortune et les montagnes d'or. Alors, plutôt que d'infliger à nos joueurs des dialogues dignes d'un mode d'emploi traduit du cantonnais par une bande d'azerbaïdjannais fous furieux, il faut tout relire, voire réécrire.
Nous avons refait notre portail ouèbe une bonne xxxaine de fois (pffff... j'ai oublié) mais kessekilébô ! Mon grand-oncle, le célèbre concombre masqué, avait coutume de dire "c'est en rapant qu'on devient rapeur et accessoirement oeuf mimosa". Nous, pour faire et faire encore, on a du talent...
Affaires courantes à suivre... si Mouna Jango ne m'écrase pas la tête avec son talon pour crime de lèse-plume ;)
Tribune libre, ainsi se veut le Jango Club qui s'ouvre sur ce premier article. J'y partagerai mes ressentis et quelques unes de mes pensées en toute subjectivité. Mon équipe est invitée à participer aussi... mais de temps en temps seulement, ici c'est pas chez mémé quand même ! :)
J'avoue m'être un peu creusé les idées, entre mes histoires de "patron" -"OUI" je suis PDG d'une start-up de 6 salariés- et de jeune homme de 27 ans "célibataire pour info... :))"
Par quoi allais-je commencer : mon CV ? ma boite ?
Non, en fait, j'ai vraiment envie de démarrer par une chose qui fait que je suis heureux d'être ce que je suis ! Comme une évidence, le désir de parler de mon action auprès de CréaJeunes s'est imposée à moi et voici l'article qui s'écrit tout seul...
CréaJeunes, peu de gens connaissent. A priori, ça ne colle pas trop avec l'image très communicante du neuf-trois et des quartiers. Ces jeunes-là ne brûlent pas les voitures... Pour la faire courte, Créa Jeune est un dispositif qui aide les jeunes des quartiers à monter leur projet de création d'entreprise.
Lors de mes interventions, j'ai en face de moi des jeunes qui me ressemblent, pour qui la réussite ne se résume pas à devenir chanteur ou sportif, mais qui voient dans la création d'une société, d'emplois et de richesses une vraie victoire comme citoyens. Ca, ça me fait vraiment plaisir. Les entendre me présenter leur désir et leur détermination à monter une micro-crèche, un resto africain ou un service de CV-vidéo, c'est réellement le jour et la nuit par rapport à l'image que les médias se plaisent à donner d'eux.
Il faut venir une fois et voir ces jeunes de 18 à 30 ans, issus de milieux complètement différents, sympathiser et s'influencer mutuellement. Leur joie à voir se concrétiser leur projet, en dépit de l'afflux massif de problèmes qui leur sont inconnus jusqu'ici (vive l'école de la République !). Tous ne lancent pas leur boite à l'issue du stage CréaJeunes , mais tous sont plus armés et surtout enfin persuadés que même si le chemin est long, il n'est pas impraticable.
Lorsque j'interviens auprès d'eux, j'essaie surtout de leur montrer qu'on peut y arriver, et surtout qu'il ne faut pas avoir honte d'être ambitieux. Au contraire. Il faut accepter des sacrifices et ne pas avoir peur de travailler pour réussir.
Mais je suis sacrément admiratif d'en voir certains suivre ce stage intensif de deux mois, auquel se rajoute un travail et souvent une vie de famille avec des enfants.
Tout ceci se déroule au sein de l'Espace Bel Air, à Saint-Denis, mais le dispositif existe dans plusieurs autres régions.
Contact Créa Jeune : 08 10 708 780 ou 01 56 03 59 67
Régulièrement, je vous glisserai ici des nouvelles des jeunes.
En attendant, voici l'équipe, dite le "gang". De vrais gardes-du-corps !







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